Votre vue

Les professionnels de la vue :

 

À chaque étape de votre parcours de santé concernant le suivi de votre vue, vous êtes susceptibles d’être en rapport avec principalement trois types de professionnels : les ophtalmologues, les orthoptistes et les opticiens. Quelques explications pour mieux connaître leurs rôles respectifs.

L’Ophtalmologue :

Aussi appelé ophtalmologiste (ou encore oculiste), l’ophtalmologue est un médecin dont la spécialité sont les yeux et la vision. C’est donc lui qui pourra déterminer si vous souffrez de troubles ou d’anomalies de la vue et qui sera en mesure de vous prescrire des collyres, des verres correcteurs ou des lentilles. C’est également lui qui sera éventuellement amené à vous opérer en cas d’intervention chirurgicale nécessaire. L’ophtalmologue a par ailleurs un rôle important dans la détection précoce de nombreuses maladies détectables à travers l’examen oculaire (diabète, tension artérielle, maladies infectieuses…).

L’Orthoptiste :

L’orthoptiste est un peu comme le “kinésithérapeute des yeux”. Il commence par faire un bilan de la santé visuel et détecte les anomalies et autres troubles visuels à corriger. Comme l’ophtalmologue, il peut également prendre des mesures concernant l’acuité (pression de l’oeil, épaisseur de la cornée), effectuer des radios, faire une analyse du fond de l’oeil. C’est grâce à un examen poussé qu’il peut déterminer la rééducation oculaire nécessaire. Celle-ci s’effectue grâce à des exercices musculaires permettant d’apprendre à contrôler le regard et faisant disparaître dans certains cas des gênes oculaires.

L’Opticien :

L’opticien-lunetier est le seul professionnel habilité à délivrer des verres correcteurs. Son métier est multiple : il éxécute la prescription de l’ophtalmologue, prend des mesures (écart pupillaire) et fait des tests d’évaluation de la vision binoculaire, il conseille ses clients dans le choix de leur équipement optique tant au niveau technique qu’esthétique, il s’occupe de polire les verres, de les monter sur les lunettes qu’il ajuste au visage, il mesure la courbure de la cornée afin de trouver les formes de lentilles les mieux adaptées. L’opticien assure également le service après-vente auprès de ses clients.

Troubles visuels :

Astigmatisme, daltonisme, hypermétropie, myopie, presbytie, strabisme… Autant de troubles de la vue et défauts visuels “courants” dont la majorité des porteurs de lunettes ou lentilles de contact sont atteints. Quelques définitions de base pour vous aider à mieux comprendre ces problèmes de vue.

Qu’est-ce que l’astigmatisme ?

Les astigmates ne voient pas correctement, ni de près, ni de loin. Les lignes, verticales, horizontales ou obliques, sont mal perçues et déformées. Certains astigmates confondent ainsi les caractères proches comme M, N et H, ou 8 et 0.

Ce trouble de la vision est dû à la configuration de la cornée, qui prend une forme ovale au lieu d’être ronde. Les rayons lumineux convergent au niveau de la rétine dans le cas d’une bonne vision. Ils se focalisent dans le cas de l’astigmatisme à différents endroits, devant et derrière la rétine. L’image transmise au cerveau est donc brouillée.

Qu’est-ce que le daltonisme ?

Une anomalie de la perception des couleurs : un daltonien bichromate ne voit que deux couleurs, un mono-chromate voit en noir et blanc, un tri-chromate anormal perçoit mal le rouge, le vert ou le bleu. La rétine est composée de photorécepteurs qui permettent la vision de jour et des couleurs (les cônes) et la vision de nuit (les bâtonnets). Le nombre et la nature des cônes dont dispose une personne détermine sa vision des couleurs. Le daltonisme est une maladie génétique irrémédiable surtout masculine. Son dépistage précoce est important pour permettre aux personnes atteintes de s’y adapter.

Qu’est ce que l’hypermétropie ?

Les hypermétropes voient généralement mal de près, et bien de loin.Chez l’enfant, l’hypermétropie est parfois accompagnée d’un strabisme convergent dû à l’effort d’accommodation de l’œil. L’œil hypermétrope est trop court, ce qui entraîne la formation de l’image « derrière » la rétine et, donc, d’une image floue lorsque l’œil est au repos, c’est-à-dire quand il ne s’accommode pas. Avant 40 ans, une faible hypermétropie peut passer inaperçue du fait de la faculté accommodatrice de l’œil. Après 40 ans, en revanche l’œil a de plus en plus de difficultés à s’accommoder et l’hypermétropie se fait ressentir.

Qu’est-ce que la myopie ?

Lorsque l’on est myope, on ne voit pas bien de loin et la vision s’améliore à mesure que l’on se rapproche de l’objet regardé.

Généralement, la myopie apparaît entre 7 et 14 ans et se stabilise entre 20 et 25 ans. Néanmoins, certaines myopies peuvent apparaître à n’importe quel âge et évoluer de diverses façons. Ce trouble de la vision est caractérisé par une convergence des rayons lumineux devant la rétine qui rend la vision floue. En effet, cette convergence doit se faire au niveau même de la rétine qui capte les signaux lumineux issus de l’environnement pour les transmettre au cerveau.

Qu’est-ce que la presbytie ?

La presbytie est responsable d’une mauvaise vision de près obligeant généralement à allonger les bras pour lire une étiquette d’emballage, un journal ou un livre.

Elle apparaît à partir de 45 ans environ et se stabilise vers 60 ans. Elle est le témoin du vieillissement du cristallin, partie de l’œil qui se contracte et se décontracte pour faire la mise au point sur des objets proches ou lointains.

Passé 45 ans, il devient moins élastique et ne joue plus son rôle correctement, la faculté d’accommodation de l’œil diminue ensuite jusqu’à disparaître complètement après 60 ans.

Qu’est-ce que le strabisme ?

Du grec strabismos : loucher, le strabisme est une affection fréquente surtout chez les jeunes enfants. Au-delà de l’aspect inesthétique, cette anomalie visuelle est souvent la traduction d’un trouble plus ou moins grave de la vision.

La déviation des yeux est provoquée par un mauvais fonctionnement des muscles oculaires qui, n’ayant pas la même force, agissent de façon déséquilibrée. Une personne atteinte de strabisme ne peut donc bénéficier d’une vision binoculaire, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas utiliser simultanément les deux yeux et voit donc en 2D avec un champ de vision réduit.

Source : AlloLunettes.com